L’intervention consiste en une injection d’éthanol (alcool) gélifié dans le disque intervertébral formant une hernie. Selon l’étage du rachis touché, l’injection s’effectue par voie postéro latérale dans le cas d’une hernie thoracique ou lombaire, et par une voie antérolatérale en cas d’une hernie cervicale.
Un assèchement est alors provoqué par migration d’eau depuis le sac de la hernie vers la partie intérieure et centrale du disque, et arrête ainsi de comprimer la moelle épinière ou la racine nerveuse. Après avoir levé la compression médullaire / radiculaire, la douleur principale disparait très rapidement. Durant les semaines consécutives au traitement avec DISCOGEL®, des sensations de gêne peuvent persister. Celles-ci disparaissent généralement dans les 6 semaines consécutives à l’injection du DISCOGEL®. Pour que la zone en souffrance soit plus complètement traitée, des anti-inflammatoires peuvent être injectés au niveau des articulations intervertébrales en regard du disque traité. La récupération est d’autant plus rapide pour le patient.
Il s’agit d’une sédation légère pour que le patient reste tranquille et ne soit pas angoissé. A cela une anesthésie locale est administrée pour éviter la douleur. Le patient est tranquillisé mais reste conscient. L’intervention ne fait pas appel à des intubations ou à une anesthésie générale et évite ainsi les complications potentielles liées à ce genre d’anesthésie.
Le plus souvent, il s’agit d’une intervention en ambulatoire : on vient à l'hôpital ; on subi la légère intervention et le même jour on peut retourner à son domicile.
Selon la publication au « Journal of Spinal Disorders and techniques» d’oct.2007 sur et un traitement percutané des hernies intervertébrales lombaires le taux de résultats est considéré très bon ou bon pour 91.4 % (groupe A : 202/221 de patients) : Chez des patients avec des hernies compliquées qui ont été traités par DISCOGEL® (qui avaient un canal étroit, une hernie foraminale, une hernie hyperalgique) qui appartenaient au groupe B une discectomie percutanée automatisée a été pratiquée en plus. Dans le groupe C DISCOGEL® a été couplé à un traitement par radiofréquence. Le taux de succès dans ces deux derniers groupes considérés comme très bon ou bon était respectivement de 84 % et à 82 %. Selon la publication, seulement 0.7 % (2/276 de patients) a requis une chirurgie postérieure.
Selon la publication du « Journal of Spinal Disorders and techniques» d’oct.2007, seulement 0.7 % (2/276 de patients) a requis une chirurgie postérieure.
L’un des avantages du DISCOGEL® est la conservation de la structure anatomique ostéo-ligamentaire de la du rachis. Ainsi l’option à une chirurgie conventionnelle reste toujours ouverte.
Le tungstène est un élément radio opaque (opaque aux rayons X) il sert à visualiser le gel sous radioscopie pour contrôler l’injection en temps réel de l’alcool gélifié. De plus la réalisation d’études radiologiques après l’intervention permet de constater que le site du disque intervertébral à traiter a bien été celui qui a été injecté par DISCOGEL®
La réinsertion pour l'activité physique (tout dépend du type d’exercice et des individus, mais il est d'à peu près de 3à 6 semaines (en comparaison de 3 mois pour une chirurgie classique satisfaisante sans séquelle).
Non, car il faut remuscler dans la mesure du possible ses muscles posturaux cervicaux et favoriser la reprise de tonus musculaire dans la zone traitée en veillant à ne pas forcer pendant la période de convalescence.
Tout à fait, car cette intervention respecte l’intégrité du rachis. On ne sectionne pas les muscles posturaux autour des vertèbres et l’on minimise les risques de formation de collagène source d’adhérence et d’emprisonnement de terminaisons nerveuses qui peuvent irradier localement lors de mouvements.